Zio 1 : un sit-in du personnel relance le débat sur le fameux "13ème mois"
24 déc. 2025 par
Un mouvement de sit‑in a été observé devant la mairie de la commune Zio 1 ce lundi 22 décembre, où des agents communaux ont exprimé leur mécontentement après le refus du maire d’accorder les gratifications de fin d’année, communément appelées « treizième mois ».
Contrairement à certaines rumeurs, les agents n’ont pas envahi la salle du
conseil ni empêché la tenue de la session budgétaire ; leur mobilisation s’est déroulée à
l’extérieur du bâtiment, a appris votre
Journal d’une source bien introduite.
Alerté par la situation, Mawouna Gadewa, Préfet s’est rendu sur place pour dialoguer avec les agents et apaiser les tensions. C’est à son initiative que les manifestants ont finalement été invités dans la salle de réunion afin d’engager des discussions.
Au cœur du différend se trouve la question des gratifications de fin
d’année, un avantage sans base légale mais largement répandu dans de nombreuses
administrations publiques, structures parapubliques et entreprises privées.
Souvent perçues comme un geste d’humanisme et de motivation, à l’image des
primes accordées chaque année aux fonctionnaires par le Chef de l’État, ces
gratifications peuvent, selon les institutions, prendre la forme d’une prime
exceptionnelle ou d’un véritable treizième mois, sans toutefois constituer un
droit acquis.
Selon des sources internes, Dr ATATSI Ayawo, actuel Maire de Tsévié aurait dans un premier temps opposé un refus catégorique à l’octroi de cette gratification au personnel, marquant sa volonté de rompre avec les pratiques antérieures.
Toutefois, il aurait parallèlement sollicité que cette même gratification
soit accordée à sa propre personne, au Secrétaire général, aux chefs
traditionnels et à certaines personnalités locales. Cette orientation a été
perçue par les agents comme une mesure discriminatoire, déclenchant leur
mouvement de protestation.
Le sit‑in, bien que pacifique, met en lumière un débat récurrent dans les
collectivités : celui de l’équilibre entre rigueur administrative, équité
interne et reconnaissance du travail du personnel.
Les échanges initiés par le préfet devraient permettre d’ouvrir la voie à
une résolution concertée, dans un climat apaisé. Nous y reviendrons. Fin