Lacs : une pierre blanche sale à Glidji-Kodji cette année
19 sept. 2025 par
Au cœur de la préfecture des Lacs, dans la forêt sacrée de Glidji-Kodji,
s’est tenue la 362ᵉ édition de la consultation de la pierre sacrée, rite
ancestral porté par le peuple Guin
ce jeudi 18 septembre.
Plus qu’un événement culturel, cette cérémonie constitue un acte fondateur
de l’identité nationale, un repère spirituel et moral pour le Togo tout entier.
Cette année, la pierre révélée est de couleur blanc/sale, une teinte lourde
de symboles. Interprétée par les dignitaires traditionnels, elle appelle à la
rectitude morale, à la solidarité et à la préservation de la paix.
Les recommandations sont claires : ne pas convoiter les biens ou les épouses
d’autrui, éviter les avortements et les malédictions, et cultiver l’amitié et
la fraternité. Selon les gardiens du rite, si ces prescriptions sont
respectées, le Togo restera à l’abri des crises qui secouent d’autres nations.
La cérémonie, qui attire chaque année des milliers de fidèles, officiels et
curieux, est l’apothéose de la fête traditionnelle Epé-Ekpé. Elle rassemble les
Guins du Togo, du Ghana, du Bénin et de la diaspora, dans une communion
spirituelle et culturelle.
Processions, chants, danses rituelles et libations rythment ce moment sacré,
où le peuple Guin réaffirme son rôle de dépositaire d’un patrimoine immatériel
unique.
Le ministre Pacôme Adjourouvi, représentant le Président du Conseil, a salué
la portée nationale de cette célébration :
« Notre culture est un repère fiable sur lequel nous bâtissons notre société
». Il a également rappelé que cette tradition, héritée du XVIIᵉ siècle lors de
l’exode des ancêtres Guin, est un pilier de la mémoire collective togolaise.
Dans un monde en mutation, la pierre sacrée de Glidji elle est une boussole,
un appel à l’unité, à la responsabilité et à la fidélité aux valeurs
ancestrales. Et c’est dans la préfecture des Lacs, berceau de cette tradition,
que le Togo puise chaque année les fondements de son espérance. Fin