Région Maritime: adoption d'une feuille de route 2025–2027
13 nov. 2025 par
Dans le sillage de la réforme de la décentralisation engagée au Togo, la région Maritime a adopté une feuille de route triennale (2025–2027) pour son développement local. Doté d’un budget prévisionnel de 4 milliards FCFA, ce plan stratégique vise à renforcer la gouvernance territoriale, stimuler l’économie locale et améliorer le cadre de vie des populations.
La feuille
de route s’inscrit dans une logique de territorialisation des politiques
publiques, en cohérence avec la vision nationale de développement. Elle repose
sur trois axes structurants notamment une gouvernance et
une inclusion sociale fortes afin de renforcer la participation citoyenne, la
transparence et l’équité dans l’accès aux services publics, l’entrepreneuriat
et le développement axés sur l’appui aux initiatives locales, la formation et l’accès au financement, et l’amélioration du cadre de vie, incluant l’assainissement, l’aménagement urbain et
la gestion durable des ressources.
Ce plan
triennal constitue un jalon important dans la mise en œuvre effective de la
décentralisation. Il permet de structurer les interventions régionales,
d’aligner les ressources sur des priorités partagées et de renforcer la
redevabilité des élus locaux. Il marque également une volonté de passer d’une
logique de projets isolés à une programmation intégrée, fondée sur des
diagnostics territoriaux et des indicateurs de performance.
Avec une
enveloppe de 4 milliards FCFA, la région Maritime affiche une ambition mesurée
mais significative. Ce budget devra mobiliser des financements mixtes :
dotations de l’État, partenariats avec les PTF, ressources propres des
collectivités et contributions citoyennes. La réussite du plan dépendra de la
capacité des acteurs locaux à mutualiser les efforts et à assurer une gestion
rigoureuse et transparente.
La mise en
œuvre de cette feuille de route sera un test de maturité pour les institutions
régionales. Elle exigera une coordination étroite entre les communes, les
services déconcentrés de l’État, les organisations de la société civile et le
secteur privé. Elle devra aussi démontrer que la décentralisation peut produire
des résultats concrets en matière de développement humain, de cohésion sociale
et de résilience territoriale. Fin
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